Cap sur la Route du Rhum !
Parce qu'on n'a pas attendu d'avoir la fève pour commencer 2026 ⤵️
Certaines personnes passent le mois de janvier à se souhaiter une bonne année si bien qu’on se demande parfois quand l’année va vraiment commencer… Et bien ce n’est pas notre cas ! Vous allez voir ci-dessous : toute l’équipe est déjà dans l’action.
Et justement : on a commencé 2026 par réunir l’ensemble des partenaires du bateau Joyeux au Café Joyeux de Saint Philippe du Roule pour leur annoncer ce qui nous attendait en 2026.
Pour l’occasion, on a monté cette petite vidéo. Si vous ne l’aviez pas vue sur les réseaux, vous pouvez la revoir sur YouTube ICI, ou bien en cliquant sur la photo ci-dessous.
Elle rappelle les temps forts de 2025, répond à une question qui me taraude depuis plusieurs mois et présente notre plus grand challenge de l’année 2026 ! Et non, ce n’est pas la Route du Rhum…
Merci Castorama ! 💙💛
La semaine dernière, j’étais à Lille chez notre partenaire Castorama, devant l’ensemble des directeurs de magasin et des managers du siège réunis — plus de 250 personnes. Ma timidité a été mise à rude épreuve : à peine monté sur scène, toute l’assemblée s’est levée pour m’applaudir !🫠
J’étais très ému en parlant de l’aventure Café Joyeux, de notre mission, du soutien de Castorama, de nos valeurs en commun et des parallèles entre le monde de l’entreprise et la course au large (un exercice bien connu de tous les skippers !)
J’étais particulièrement fier d’apprendre, à l’issue de cette prise de parole, que la dernière personne à être montée sur cette même scène pour parler de bateau était une certaine … Ellen MacArthur. Elle y était venue raconter son Vendée Globe 2000/01, déjà soutenue à l’époque par le groupe Kingfisher (dont fait partie Castorama). C’est la lecture de son livre qui m’a donné, très jeune, le goût du large. Alors je les remercie deux fois : une première pour avoir contribué à faire naître ma vocation, et une seconde pour leur soutien à Café Joyeux !

Comme un symbole de la sincérité du soutien de Castorama, des collaborateurs viennent nous donner un coup de main sur le bateau au chantier. Une main d’œuvre qualifiée qu’on est très heureux de mettre à contribution pour faire avancer nos travaux !

En direct du chantier 🛠️
La date de remise à l’eau est fixée au lundi 30 mars. Une date qui résulte d’un alignement des planètes — littéralement — puisqu’il faut à la fois un coefficient de marée suffisant ET une marée haute qui tombe pendant les horaires de travail pour remettre le bateau à l’eau. Autant dire qu’on ne pourra pas décaler : quoi qu’il arrive, tout doit être prêt pour ce jour-là.
Il y a une multitude de petites choses à réaliser. Comme je vous le disais la dernière fois, les conséquences d’une casse en mer étant potentiellement énormes, on passe beaucoup plus de temps à faire de la maintenance préventive que des réparations.
Ceci dit, quelques gros sujets nous occupent quand même pas mal :
Condamner la casquette en position fermée. Le bateau était équipé d’une casquette coulissante permettant de fermer le cockpit en cas de pluie, d’embruns ou de vent, et de la rouvrir par beau temps — un peu comme à Roland-Garros. Le problème, c’est que ce système n’était pas (et ne pourra jamais être) bien étanche.
Être parfois debout mais tout le temps mouillé, ou bien tout le temps courbé mais au sec : c’était un peu la question. Nous avons choisi la deuxième option.
La hauteur sous barrot passe désormais, de façon définitive, à… 1,44 m. On va tout de même découper une ouverture centrale pour rehausser le plafond d’une dizaine de centimètres, mais on ne pourra pas faire beaucoup mieux à cause de la bôme du bateau.
Reculer la barre dans le cockpit et l’allonger afin de pouvoir barrer correctement à la main (le bras de levier est insuffisant aujourd’hui), mais aussi barrer depuis l’arrière du cockpit, la tête dehors.
Réparer une zone délaminée sous la coque en avant du safran tribord, repérée grâce à une analyse ultrasonique du sandwich de coque.
Modifier le système de transmission entre le moulin à café et les quatre winchs du cockpit. On n’est pas passé loin d’une très mauvaise surprise… mais l’ajout de simples cardans va finalement nous éviter de tout démonter et de repartir de zéro. En l’état, les renvois vers les winchs sont mal alignés, ce qui provoque la casse des barres de transmission (parce que j’ai trop de force 💪, parce que je vais trop souvent à la salle🏋️♂️)
Refaire la peinture sous-marine du bateau. On passe de l’antifouling à de la laque, ça nécessitera plus d’entretien mais sera moins polluant et il n’y aura pas besoin de le refaire tous les ans.
Réviser tout l’accastillage et les systèmes : dessalinisateurs, hydro-générateurs, vérins de pilote, winchs, hooks, enrouleurs, etc. Un travail de fourmi… mais titanesque vu la complexité de nos bateaux.
Et j’en passe… sinon autant vous partager notre job-list !
Voilà désolé c’est très concret, mais au moins vous comprenez comment on peut occuper 7 personnes à temps plein sur un bateau dans un hangar.
(Hors sujet) La première édition du Derby de l’Inclusion ! ⚽
Les bateaux Café Joyeux et Lazare sont au hangar, et comme, de toute façon, il manque toujours un bout de flotteur à leur beau bateau rose, il a fallu trouver un autre sport que la voile pour nous mesurer l’un à l’autre. L’enjeu était immense : l’ascendance psychologique dans le regard en arrivant au chantier le matin, bien sûr, mais surtout… qui aurait droit au seul bureau avec fenêtre du chantier ?
C’est donc au football qu’a eu lieu le premier derby de l’inclusion de l’histoire de la course au large. L’équipe Lazare vs. l’équipe Café Joyeux, en 6 contre 6, sur 90 minutes. Jusqu’aux ultimes secondes de jeu, le résultat restait incertain. Allions-nous rattraper notre retard accumulé de 24 buts ? Le verdict fut cruel : non, et nous nous inclinâmes 33 à 9(*) au terme d’une rencontre TRES disputée.
(*) Dont 4 buts réellement marqués, 4 buts supplémentaires inscrits au tableau d’affichage en cachette, et 1 but inscrit par Tanguy qui, par pitié, a fini par changer d’équipe pour « équilibrer le niveau ». Autant vous dire que pour l’ascendance psychologique, on repassera.
En toute honnêteté, on a montré de bonnes choses, notamment Samuel (notre stagiaire de 3e, sur qui je misais beaucoup), mais ça n’a pas suffi. On a été un peu dépassés sur les plans physique, technique et tactique. Finalement, il n’y a qu’au niveau de la cohésion de groupe que ça s’est bien passé. Et tant mieux, car c’était avant tout un team building.
C’est donc depuis un bureau sans fenêtre que je vous écris ces lignes. La bonne nouvelle, c’est que Lazare sont fair-play et ont décidé de remettre en jeu leur bureau avec fenêtre pour le mois de mars. Le match retour aura lieu fin février.
Demandez le programme 2026 ! 📅
Revenons au bateau. Tout va s’enchaîner très vite dès la remise à l’eau. Il va falloir que je prenne en main la monture en solitaire, là où nous n’avons jusqu’ici navigué qu’en double avec Simon.
Avril s’annonce donc particulièrement intense : un mois seulement sépare la remise à l’eau du départ de la première course en solitaire. Le timing du reste de l’année est aussi très serré… voyez plutôt 👇
1000 Race (départ le 3 mai, Port la Forêt) : une boucle de … 1 000 milles - pour le nom de cette course ils se sont pas donné beaucoup de mal. Ma toute première course en solitaire en IMOCA, façon crash-test grandeur nature.
Vendée Arctique (départ le 7 juin, Les Sables d’Olonne) : Un aller-retour en solitaire vers le cercle polaire arctique, à couper à la longitude de notre choix avant de revenir aux Sables. Pour l’instant je suis le seul skipper inscrit, ce qui m’inquiète davantage que le parcours lui-même.
Une tournée en Méditerranée à Marseille et à Cascais, pour embarquer nos partenaires et les équipiers joyeux locaux naviguer au soleil. Cela sous-entend faire le grand tour de l’Espagne et du Portugal et passer Gibraltar… ce qui n’est pas rien ! Il n’est pas exclu que je fasse le retour du Portugal en solitaire, ça ferait un bon entraînement offshore.
Défi Azimut (départ le 19 septembre, Lorient) : dernière répétition générale, toujours en solitaire, avant la grande échéance de l’année.
La Route du Rhum (départ le 1er novembre, Saint-Malo) qu’on ne présente plus ! Les organisateurs sont prévenus : une grande vague jaune est attendue dès l’ouverture du village, le 20 octobre !
Et en parallèle de tout ça, bien sûr, un programme de course à pied lui aussi bien chargé… avec un premier rendez-vous dès ce dimanche au Trail de Trévarez. Mais on a déjà suffisamment fait de hors-sujets, et si on en est revenus à parler de dossards c’est qu’il est temps de rendre l’antenne.
A bientôt pour de nouvelles aventures 💛!
Nico









